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chroniques du monde

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| globinG trotters | Article 29/07/2008
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sur les rails
(4min)


« En débat.

Pour ou contre le tourisme vert ?

De plus en plus de voyagistes proposent désormais à leurs clients de pratiquer le « tourisme vert » ou « écotourisme ». il s'agit, en résumé, de découvrir la nature locale dans le respect de l'environnement. Objectif affiché : inciter, grâce aux retombées économiques du tourisme, les populations à préserver leurs écosystèmes. Un cercle vertueux auquel n'adhèrent cependant pas certains défenseurs de l'environnement. Pour eux, le principe même de tourisme vert est un non-sens : quelles que soient les mesures de protection prises, il contribue – c'est d'ailleurs son objectif – à amener toujours plus de gens et d'activités économiques dans des environnements sensibles.
Le développement du tourisme en Antartique, où en décennie on est passé de 7000 à 35 000 visiteurs par an, a récemment relancé le débat. « On voit des gens arriver dans des bateaux de plus en plus gros, jusqu'à 2500 places!, dénonce par exemple Yves Frénot, directeur adjoint de l'institut polaire français, l'IPEV. Et ils n'hésitent pas à accoster là où la biodiversité est la plus élevée, parce que c'est le plus intéressant – mais ce sont aussi les zones les plus fragiles. » à quoi Jarrod Kyte, directeur du tour opérateur britannique Peregrine Adventures, répond que toutes les précautions sont prises pour minimiser les perturbations, et que son activité est un puissant outil éducatif. Pour lui, ceux qui ont vu l'Antartique en reviennent transformés en avocats infatigables de sa protection et de la lutte contre le réchauffement climatique. »


par Yves Sciama, pour le Science & Vie Hors-Série n°243 (juin 2008), p.121.


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Tags associés : écologie, tourisme,

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Mardi 29 Juillet 2008Poster un commentaire
"JEU DE SAPE : Dans son livre intitulé Gödel, Escher, Bach, le mathématicien Hofstadter décrit un jeu qui se joue à deux et qui ne réclame aucune carte, aucun pion, aucun objet. Juste deux mains.
Au signal chaque participant tend la main et affiche avec ses doigts un chiffre de 1 à 5.
Le chiffre le plus grand gagne le nombre de points de différence entre les deux mains.
Par exemple si une main fait un 5 et l'autre fait un 3, la main qui a fait 5 gagne la différence : 2 points. Et on comptera 2 à 0. Normalement il suffit donc de faire toujours 5 pour gagner... mais il y a une deuxième règle qui vient compléter la première.
Si la différence entre les deux mains est de 1 point le plus petit chiffre gagne l'addition des deux mains.
Exemple : si une main fait 5 et l'autre 4, celle qui a fait 4 gagne l'addition des deux, donc 9 points.
Si les deux font le même chiffre cela ne compte pas et on continue. Ainsi de suite. Le premier qui a 21 points gagne. Certains évidemment peuvent jouer de l'argent. Ce jeu très simple, sans matériel et avec des règles rapides à intégrer, peut s'avérer à l'usage d'un haut niveau de psychologie et de subtilité puisqu'il faut sans cesse prévoir ce que l'autre pense, et surtout ce que l'autre pense que l'on pense.
A peine une stratégie a-t-elle réussi qu'il faut en changer pour surprendre de nouveau."


~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

Tags associés : jeu, the chemical brothers, salmon,

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Samedi 19 Juillet 2008Poster un commentaire
| a spoonƒull of sugar |

on mtv
(4min)

"Est-ce la connaissance qui augmente le fardeau de l'être ou bien l'ignorance ? Chaque professeur doit envisager cette question avant de commencer à transformer un étudiant."
Dame Anirul Corrino, journal intime.
~ Brian Herbert & Kevin J.Anderson, La Maison Corrino ~


Violence à l'école (2)

Dans les programmes tous publics qu'on peut voir à la télévision, ou sur ordinateur/ consoles de jeu, il apparaît clairement que la vocation première n'est pas de faire dans l'éducatif, mais plutôt dans le commercial, voire dans le lobotomique (la simple existence du terme d' « image subliminale » est déjà une preuve de mauvaise foi de la part des médias et programmes interactifs, qui on le sait on dans leurs créateurs tout un staff de graphistes prêts à en faire énormément pour en mettre plein la vue aux jeunes téléspectateurs ou vidéo-ludistes, jusqu'à s'accaparer leur imaginaire en y remplaçant de doux rêves d'enfants par une volonté de puissance et de violence
(«par le pouvoir du feu!», « Fulguro-poing! » et autres «kaméhaméhas » résonnent dans la tête des enfants comme la douce utopie que leur inspirent leurs héros, et ce n'est que plus tard en revoyant les épisodes qu'ils se rendront compte que c'était médiocre, qu'ils ont perdu un temps précieux et qu'ils iraient peut être mieux aujourd'hui s'ils avaient été plus intelligents hier, mais que le passé, c'est le passé et qu'il n'y a plus moyen de faire marche arrière). En résumé, les enfants cherchent à comprendre, et ça Serge Tisseron le dit très bien, mais ils ne le peuvent pas. Les programmes abrutissants se multiplient, et qu'est-ce qu'un enfant de cinq ans peut-il avoir à faire d'être manipulé? Rien, puisqu'il ne sait sans doute même pas encore ce que veut dire ce mot, et c'est pour ça qu'il est d'importance capitale de lui expliquer tout ceci avec des mots qu'il connaît, donc à l'école, pour que le plus tôt possible il sache d'instinct où sont les choses intéressantes et où sont les superproductions qui par de simples résultats de sondages sur les critères d'audience font de la télévision une grande cause de la délinquance juvénile. Apprendre la sémiotique picturale peut être enseigné de façon ludique en primaire durant une heure réservée aux arts, ne serait-ce qu'une fois par trimestre, une heure trimestrielle qui préviendrait bien des désagréments.

par lucie et thomas

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Tags associés : violence, école, télévision,

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Mardi 08 Juillet 2008Poster un commentaire

« ÉCRAN ET VEILLE : Dans son film Le Tube le réalisateur de documentaires Peter Entell montre comment les images agissent sur nous. Une expérience a été effectuée sur la différence entre spectateur de cinéma et spectateur de télévision.
Sur un même drap en toile est projeté un film. Sauf qu'une moitié de l'assistance est disposée avec le projecteur dans le dos, comme au cinéma, et la seconde avec le projecteur en face, donc une lumière qui arrive directement au visage, comme un téléviseur. À la fin, quand on questionne les spectateurs, ceux qui avaient la lumière dans le dos ont gardé leur capacité d'analyse et d'esprit critique sur le film, ceux qui l'ont reçue en face se sentent par contre passifs et n'ont pas de réelle opinion.
De même, ceux qui avaient la lumière en face révélaient une activité cérébrale plus faible durant le film que ceux qui l'avaient derrière eux. Peter Entell parle à propos de la télévision « d'avachissement de l'esprit ». On est dans la lumière qu'on reçoit au visage, donc on perd la distanciation. En revanche au cinéma on peut continuer à réfléchir car on ne voit que le reflet de cette lumière. »


~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~


Violence à l'école (1)

À l'heure où la violence à l'école est un gros problème, on parle beaucoup du monde virtuel de l'enfant. L'enfant d'aujourd'hui construit son monde virtuel dans des univers déjà virtuels (jeux vidéos, dessins animés, émissions de variété...). A l'école, les « Tortues ninjas », « Dragon ball Z » et autres « Power rangers » ont investi les cours de récré dans le dos des instits qui, du coup, passent pour des ringards (ils ne savent même pas c'est qui Naruto!). Doit-on s'en inquiéter ou l'apologie de la violence médiatique tous publics n'est-elle qu'une tendance anodine et passagère, et s'il faut s'en inquiéter, comment faire pour se battre contre elle dans les écoles? Mais avant tout, qu'est-ce que l'enseignement obligatoire aujourd'hui?

Aujourd'hui en France, l'école est obligatoire pour tous les enfants à partir de six ans. Cette formation obligatoire a pour but d'inculquer des connaissances de base à chacun afin qu'il puisse lire, écrire, ou encore compter. Dans l'enseignement élémentaire, la semaine de travail compte vingt-six heures réparties du lundi au vendredi soir ou au samedi midi, avec cependant un jour de repos : le mercredi .

Bien entendu, les maîtres d'école ont un programme à suivre qui dépend de l'Éducation Nationale et qu'ils doivent scrupuleusement respecter . Ils doivent en effet enseigner à leurs élèves un certain nombre d'heures de français, de mathématiques, d'éducation physique et sportive ... Cependant certaines matières telles que l'écriture ou la lecture sont appliquées tout au long de la journée au cours de divers exercices. Par exemple, le professeur demande à un élève de lire la consigne d'un exercice, l'énoncé d'un problème.
A l'école, on apprend très tôt à obéir à des règles de vie. Il faut tout d'abord apprendre à se taire quand le maître le demande, il faut demander la parole si on veut s'exprimer devant la classe, il faut aussi respecter les horaires de l'école : ne pas arriver en retard. De plus, les enfants doivent fournir un effort d'apprentissage obligatoire qui sera évalué puis noté par le professeur ; Les enfants sont donc obligés d'apprendre leurs leçons, de faire les exercices exigés pour obtenir ensuite des notes convenables et passer dans la classe supérieure . Si cet apprentissage convient à un certain nombre d'enfants, d'autres peuvent cependant se trouver en décalage avec cet enseignement et s'en sentir exclus.
Sur le rapport d'information n° 169 du site officiel du Sénat français, intitulé « Images de synthèse et monde virtuel de l'enfant », le psychanalyste Serge Tisseron expose que l'enfant parvient parfaitement à découpler le monde imaginaire et le monde réel: « de la dînette avec « vente » de cailloux, aux petits soldats, derrière des cubes en carton, l'enfant joue tout en sachant que c'est de la fiction (« on disait que... ») ». Il associe ensuite à cette thèse la question de l'audiovisuel sur ce point: « L'enfant, très souvent, arrête la cassette, la reprend, recule, revisionne, exactement comme il ferait avec un livre. (...) Il parle spontanément du film qu'il a vu. C'est quand l'échange n'est plus possible que les difficultés peuvent surgir ».
Afin de bien représenter l'importance de cette dernière phrase en ce qui concerne le rapport monde virtuel violent / violence à l'école, il convient de se familiariser avec quelques connaissances d'imagerie.


par lucie et thomas

µrochąiŋ ąrrêT: l'histoire, autrement

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Tags associés : éducation, violence, tv, jeux vidéos, école,

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Mardi 24 Juin 2008Poster un commentaire

kery james - banlieusards
(8min)

 
"On n'est pas condamne à l'échec, voilà l'chant des combattants
Banlieusard et fier de l'être, j'ai écrit l'hymne des battants
Ceux qui n'font pas toujours ce qu'on attend d'eux
Qui n'disent pas toujours c'que l'on veut entendre d'eux
Parce que la vie est un combat
pour ceux d'en haut comme pour ceux d'en bas
Si tu n'acceptes pas ça c'est que t'es qu un lâche
Ecoute ce morceau, lève toi et marche
C'est 1 pour les miens, arabes et noirs pour la plupart
Et pour mes babtous (blanc), prolétaires et banlieusards
Le 2, ce sera pour ceux qui rêvent d'une France unifiée
Parce qu'à ce jour y'a deux France, qui peut le nier ?
Et moi je serai de la 2eme France, celle de l'insécurité
Des terroristes potentiels, des assistes
C'est c'qu'ils attendent de nous, mais j'ai d'autres projets qu'ils retiennent ça
Je ne suis pas une victime mais un soldat
Regarde moi, j'suis noir et fier de l'être
J'manie la langue de Molière, j'en maîtrise les lettres
Français parce que la France à colonise mes ancêtres
Mais mon esprit est libre et mon Afrique n'a aucune dette
Je suis parti de rien, les pieds entravés
Le système ne m'a rien donné, j'ai du le braver
Depuis la ligne de départ, ils ont piège ma course
Pendant que les keufs me coursaient, eux investissaient en bourse
J'étais sensé échoué, finir écroué
La peau trouée
et si j'en parle la gorge nouée
C'est que j'ai nagé dans des eaux profondes sans bouée
J'ai le ghetto tatoué, dans la peau, j'suis Rebel comme ekoué
Mais l'espoir ne m'a jamais quitté
En attendant des jours meilleurs, j'ai résisté
Et je continue encore
Je suis le capitaine dans le bateau de mes efforts
J'n'attend rien du système, je suis indépendant
J'aspire à être un gagnant donné perdant
Parce qu'on vient de la banlieue, c'est vrai, qu'on a grandi, non
Les yeux dans les bleus mais des bleus dans les yeux
Pourquoi nous dans les ghettos, eux à L'ENA
Nous derrière les barreaux, eux au sénat
Ils défendent leurs intérêts, éludent nos problèmes
Mais une question reste en suspens, qu'a-t-on fait pour nous même ?
Qu'a-t-on fait pour protéger les nôtres
des mêmes erreurs que les nôtres ?
Regarde c'que deviennent nos petits frères
D'abord c'est l'échec scolaire, l'exclusion donc la colère
La violence et les civières, la prison ou le cimetière
On n'est pas condamnés à l'échec
Pour nous c'est dur, mais ça ne doit pas devenir un prétexte
Par honneur pour ce qu'ont accompli nos parents
On n'peut pas baisser les bras
Malgré les déceptions et les dépressions
Suite à la pression, que chacun d'entre nous ressent
Malgré la répression et les oppressions
Les discriminations, puis les arrestations
Malgré les provocations, les incarcérations
Le manque de compréhension, les peurs et les pulsions
Leur désir, de nous maintenir la tête sous l'eau
Transcende ma motivation
Nourrit mon ambition
Il est temps que la 2ème France s'éveille
J'ai envie d'être plus direct, il est temps qu'on fasse de l'oseille (argent)
C'que la France ne nous donne pas on va lui prendre
J'veux pas brûler des voitures, mais en construire, puis en vendre
Si on est livré à nous même, le combat faut qu'on le livre nous même
Il ne suffit pas de chanter, « regarde comme il nous malmène »
Il faut que tu apprennes, que tu comprennes et que t'entreprennes
Avant de crier « c'est pas la peine ! Quoi qu'il advienne, le système nous freine ! »
A toi de voir ! T'es un lâche ou un soldat ?
Brandis l'épée du courage, entreprends et bats toi !
banlieusard et fier de l'être
On n'est pas condamné à l'échec diplômés, éclairés ou paumés
En 4x4 en tromé (metro), gentils ou chantmé (mechant)
La banlieue a trop chômé, je sais c'que la France promet
Mais que c'est un crime contre notre avenir que la France commet
C'est pour les discriminés, souvent incriminées
Les innocents, qu'ils traînent comme de vrais criminels
On a l'image des prédateurs, mais on est que des proies
Capables mais coupables et exclus de l'emploie
Si j'rugis comme un lion c'est qu'j'compte pas m'laisser faire
J'suis pas un mendiant, j'suis venu prendre c'qu'ils m'ont promis hier
Même s'il me faut 2 fois plus de courage, 2 fois plus de rage
Car y'a 2 fois plus d'obstacles et 2 fois moins d'avantage
Et alors ?! Ma victoire aura 2 fois plus de goût
Avant d'pouvoir la savourer, j'prendrai 2 fois plus de coups
Les pièges sont nombreux, il faut qu'j'sois 2 fois plus attentif
2 fois plus qualifié et 2 fois plus motivé
Si t'aimes pleurer sur ton sort, reste pas à côté d'moi
J'te l répète, je n'suis pas une victime et un soldat
Banlieusard et fier de l'être
On n'est pas condamné à l'échec !

On est condamné à réussir
A franchir les barrières, construire des carrières
Regarde c'qu'ont accompli nos parents
C'qu'ils ont subi pour qu'on accède à l'éducation
Ou serai t-on sans leurs sacrifices ?
Comme Mahmoud pour Thays.....
Bien sur que me travail a du mérite
O combien j'admire nos pères
Manutentionnaire mais fiers
Si on gâche tout est le respect ?
Si on échoué ou est le progrès ?
Chaque fils d'immigré é est en mission
Chaque fils de pauvres doit avoir de l'ambition
Tu peux pas laisser, s'évaporer tes rêves en fumée
Dans un hall enfumé
A fumer des substances qui brisent ta volonté
Anesthésient tes désir et noient tes capacités
On vaut mieux que ça !
Rien n'arrête pas un banlieusard qui se bat
On est jeunes, forts et nos sœurs sont belles
Immense est le talent qu'elles portent en elle
Ce texte je vous le devais
Même si j'l'écris le cœur serré
Et si tu pleures, pleure des larmes de détermination
Car ceci n'est pas une plainte, c'est une révolution !
Vois tu des faibles ici ?
Je ne vois que des hommes qui portent le glaive ici
Banlieusards et fiers de l etre
On est pas condamnes a l echec !"

Tags associés : kery, james, banlieusards,

J'kaz !
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Samedi 07 Juin 2008Poster un commentaire
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